• Paroles : Cédric Piana       Musique : Michel Pierozzi 

    L'homme et la ville

    Tu marches dans la ville
    Ta valise à la main
    Tu vas d’un pas tranquille
    Tu cherches ton chemin
    Tu croises dans les rues
    Des milliers de passants
    Mais ils ne t’ont pas vu
    Car ils n’ont pas le temps

    Un homme un homme
    Perdu dans ce pays
    Un homme un homme
    Peut-il vivre sa vie

    Les maisons vont au ciel
    Pour chasser les oiseaux
    Les fumées au soleil
    Étirent leur manteau
    Pour savoir les saisons
    On laisse au cœur des pierres
    La nature en prison
    En des cages de fer

    Un homme un homme
    Perdu dans ce pays
    Un homme un homme
    Peut-il vivre sa vie

    Dans ce monde nouveau
    Il y a des enfants
    Qui dans les caniveaux
    Rêvent de bateaux blancs
    Eux qui n’ont que des arbres
    Aux branches défendues
    Et que des terrains vagues
    Pour prolonger les rues

    Un homme un homme
    Perdu dans ce pays
    Un homme un homme
    Peut-il vivre sa vie

    Si tu n’as pas d’amour
    Si tu n’as pas d’ami
    Ton ennui sera lourd
    Et ta fatigue aussi
    De l’usine au ciné
    Et du ciné au lit
    Toi tu ne seras plus
    Qu’une simple fourmi


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  • Paroles : Cédric Piana       Musique : Michel Pierozzi / Peter Jung

    Regard

    Un regard à la ronde
    La vie me tend les bras
    Et je découvre un monde
    Que je ne connais pas
    Je vois tant de merveilles
    Dont j’ignore les noms
    Je n’en suis qu’au réveil
    Et j’apprends la chanson

    Qui donnera la main
    Aux enfants des maisons
    Pour qu’ils sachent enfin
    Où les routes s’en vont
    Je ne suis qu’un printemps
    Qui traverse l’automne
    Et j’aime bien le vent
    Qui fait tomber les pommes

    Laissez-moi m’étonner
    Je suis au bord du nid
    Bientôt je partirai
    Mes ailes ont grandi
    Bientôt je partirai
    Mais laissez-moi le temps
    Le temps de n’être plus
    Un tout petit enfant

    Je suis dans un pays
    Qui ne m’attendait pas
    Les gens disent des mots
    Que je ne comprends pas
    Je suis seul maintenant
    Et le jour est venu
    De marcher au-devant
    Des choses inconnues


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  • Paroles : Cédric Piana       Musique : Michel Pierozzi

    L'enfant qui court

     

    Il dit qu’il ne veut pas la guerre
    Il dit qu’il ne veut pas de sang
    Qu’on partira sans lui la faire
    Ou bien qu’il sortira des rangs
    Et cette chanson me rappelle
    Qu’il est bien facile à vingt ans
    De ne pas risquer sa cervelle
    Quand on n'a rien bâti dedans

    Mais de nos fenêtres
    Grandes ouvertes
    Sur le jardin
    Vois-tu mon amour
    L’enfant qui court
    Et tend les mains

    Il dit qu’il se fout des salaires
    Il dit qu’il ne veut pas d’argent
    Qu’il n’a pas besoin sur la terre
    De maison pour vivre dedans
    Et cette chanson me rappelle
    Qu’il est bien facile à vingt ans
    De vivre comme une sauterelle
    Rien que pour son ventre et ses dents

    Mais de nos fenêtres
    Grandes ouvertes
    Sur le jardin
    Vois-tu mon amour
    L’enfant qui court
    Et tend les mains

    Il dit : je refuse mon père
    Je n’ai pas voulu mes printemps
    Et vous qui m’avez fait ma mère
    A quoi sert la vie qui m’attend
    Et cette chanson me rappelle
    Qu’il est bien facile à vingt ans
    De tout réduire à une échelle
    Pour n’aimer que soi seulement

    Mais de nos fenêtres
    Grandes ouvertes
    Sur le jardin
    Vois-tu mon amour
    L’enfant qui court
    Et tend les mains


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  • Paroles : Cédric Piana       Musique : Michel Pierozzi

    La voix des enfants

    Je suis la voix qui vient des hauts plateaux des Andes
    J’appartiens à l’enfant du cuivre et du soleil
    Ma terre avait de l’eau et des métaux vermeils
    Et moi je n’ai plus rien que les mains qui se tendent


    Je suis la voix qui vient du pays des rizières
    J’appartiens à l’enfant qui vivait autrefois
    À l’abri du sourire apaisant de Bouddha
    Et qui courait tout nu dans l’eau et la lumière


    Je suis la voix qui vient par-dessus les tam-tams
    J’appartiens à l’enfant que vous verrez demain
    Poser sur l’univers les grands yeux de la faim
    Et mourir sur l’écran juste devant les réclames


    Je suis la voix qui vient s’éteindre au bord du Gange
    J’appartiens à l’enfant qui n’a plus de visage
    Mais un regard immense où dansent les images
    D’un paradis hindou où le bonheur se mange


    Je suis la voix qui vient d’un heureux continent
    J’appartiens à l’enfant à qui tout appartient
    J’ai la joie j’ai l’amour la chaleur et le pain
    Mais je ne veux plus vivre à côté des mourants


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  • Paroles : Cédric Piana       Musique : Michel Pierozzi

    Nostalgie

    Une maison un coin de terre et deux sabots de bois
    Un cul-terreux patibulaire la guitare à mon bras
    Sans anarchie mais l’âme fière j’aurai encore la joie
    De vivre en frère des libertés tu sais pourquoi


    Nous fuirons les routes communes
    Aux humains sans amour
    Nous gravirons de hautes dunes
    Pour voir fleurir le jour


    Mais toi ma mie me suivras-tu sans gaspiller ta vie
    Tu vois ma mie je tremble un peu ma pensée s’étourdit
    De rêves fous sans lendemain sans précisions pardi
    Je suis un homme qui se renie


    Reprenons les routes communes
    Aux humains sans amour
    Cachons-nous près des hautes dunes
    Qui voient fleurir le jour


    Rentrons dans cette ville aux rues écartelées
    Ma joie de vivre est dans tes bras je ne puis l’oublier
    Restons au chaud et je pourrai bientôt te raconter
    Comment le cor au fond des bois m’a réveillé


    Je suis un homme de la ville
    Eh bien j’y resterai
    Adieu la terre et mes sabots
    Je puis me consoler…
    Pour toi … 


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  • Paroles : Cédric Piana       Musique : Michel Pierozzi 

    S'il plaît au ciel

    S’il plaît au ciel vraiment
    Que je sois heureux un instant
    Que je goûte aux secrets du temps
    Qui me lâche en passant
    Que l’on m’accorde enfin
    L’amour sans condition d’un chien
    Le sourire d’un enfant le mien
    Une vie sans destin

    Je partirai alors
    Sans jamais me fixer au port
    Sans me retourner d’abord
    Sur le monde et son sort
    Je crierai alentour
    Mon bonheur ma faim mon amour
    Et ma joie de chanter toujours
    La douceur de mes jours

    Si tel est mon vouloir
    Les hommes avec tout leur savoir
    Brûleront au grand feu d’un soir
    Mes désirs mes espoirs
    Je resterai sans vie
    Par ces cendres mon cœur meurtri
    Chercherait le refuge du lit
    Du mépris de l’ennui

    Alors pourquoi chanter
    Pourquoi vouloir tout bouleverser
    Le présent s’attache au passé
    Rien ne peut l’arrêter
    Laissez au moins mon rêve
    Acheminer ma course brève
    Marchander un instant de trêve
    Au soleil qui se lève

    S’il plaît au ciel vraiment
    Que je sois heureux un instant
    Que je goûte aux secrets du temps
    Qui me lâche en passant
    Que l’on m’accorde enfin
    L’amour sans condition d’un chien
    Le sourire d’un enfant le mien
    Une vie sans destin


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