• Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Réalité

     

    Bien sûr j’aimerais croire
    A ces belles histoires
    Gravées sur le papier
    Des bandes dessinées

    Bien sûr j’aimerais vivre
    Dans les feuilles des livres
    Au milieu des images
    Voguant de page en page

    Mais tu me traques
    Et me détraques
    Réalité

    Bien-sûr je voudrais croire
    En un monde éternel
    Où je pourrais revoir
    Mes amis immortels

    Bien sûr je voudrais vivre
    Loin des drames et des peurs
    Et sans cesse revivre
    Les moments de bonheur

    Mais tu me traques
    Et me détraques
    Réalité

    Bien-sûr je pourrais croire
    A mon imaginaire
    Me terrer et m’asseoir
    Dans mon propre univers

    Bien sûr je pourrais vivre
    Avec mes illusions
    M’isoler et survivre
    Dans ma belle prison

    Mais tu me traques
    Et me détraques
    Réalité
    Réalité


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Plus loin

    J’ai mis ma vie
    Dans une boite
    Très jolie
    Mais trop étroite

    Je n’ai jamais
    Oser l’ouvrir
    Pourtant je rêvais
    De partir

    Loin, plus loin, encore plus loin

    J’ai mis ta vie
    Dans une boite
    Si jolie
    Mais trop étroite

    J’ai perdu la clé
    Elle restera fermée
    Pourtant j’aurais aimé
    T’emmener

    Loin, plus loin, encore plus loin

    J’ai mis nos vies
    Dans une boite
    Bien jolie
    Mais trop étroite

    Notre amour
    Survivra en prison
    Jusqu’au jour
    Où nous partirons

    Loin, plus loin, encore plus loin

    J’ai mis le monde
    Dans cette boite
    Si profonde
    Mais trop étroite

    Je dois partir
    Sans me retourner
    Les souvenirs
    Et mon passé

    Sont loin, plus loin, encore plus loin
    Loin, plus loin, encore plus loin
    Loin, plus loin, encore plus loin  . . . .


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi                                       pour Fati

    Merci

    J’ai pris ta main
    Comme la fin
    De mes tourments
    J’ai pris tes yeux
    Comme un adieu
    Au mauvais temps

    J’ai pris tes bras
    Comme le mât
    De mon navire
    J’ai pris ton corps
    Comme un trésor
    Un empire

    Moi je n’avais que toi
    Pardonne-moi
    Si j’ai pris ta vie
    Sans dire merci

    J’ai pris ta bouche
    Comme une source
    De mots tendres
    J’ai pris ta voix
    Pour que là-bas
    Je t’entende

    J’ai pris tes jours
    Pour faire le tour
    De mon île
    J’ai pris tes nuits
    Comme un abri
    Dans ma ville

    Moi je n’avais que toi
    Pardonne-moi
    Si j’ai pris ta vie
    Sans dire merci

    J’ai pris ton rire
    Pour que chavire
    Ma tristesse
    J’ai pris tes larmes
    Comme des armes
    De tendresse

    J’ai pris tes rêves
    Pour que s’achèvent
    Mes nuits blanches
    J’ai pris ton cœur
    Plein de couleur
    D’espérance

    Moi je n’avais que toi
    Pardonne-moi
    Si j’ai pris ta vie
    Sans dire merci


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Le masque

    J’ai coiffé mes cheveux
    Tissés d’argent
    D’un chapeau quand il pleut
    Qu’il fait du vent

    J’ai protégé mes yeux
    Des doux regards
    Brisé l’air malheureux
    De mon miroir

    J’ai mis un masque pour que s’effacent
    Les blessures du temps qui passe

    J’ai habillé mon corps
    D’un grand manteau
    Il fait si froid dehors
    J’aurai plus chaud

    J’ai cassé mes béquilles
    Je n’ai plus peur
    De ces lueurs qui brillent
    Au fond du cœur

    J’ai mis un masque pour que s’effacent
    Les blessures du temps qui passe

    J’ai libéré mes mains
    De leurs caresses
    Pour oublier enfin
    Ma maladresse

    J’ai délié mes doigts
    Sur ma guitare
    N’écoutant que ma voix
    Chanter l’espoir

    J’ai mis un masque pour que s’effacent
    Les blessures du temps qui passe

    J’ai laissé mes regrets
    Au fond d’un puits
    Je n’ai plus de secrets
    Plus d’ennemis

    Mais je garde mes rêves
    Dans un écrin
    Que j’ouvrirais peut-être
    Un beau matin

    J’ai mis un masque pour que s’effacent
    Les blessures du temps qui passe


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    La tour

    Puisque je t’aime
    Que tu hantes mes poèmes
    Auprès de toi chaque jour
    Emmuré dans cette tour

    Puisque mes peines
    Ne seront jamais les tiennes
    Que mes rêves sont trop courts
    Laisse vivre mon amour

    Chaque matin me rappelle
    Mes nuits avec elle

    Puisque tu restes
    Dans ce monde que je déteste
    D’où je m’échappe toujours
    Pour rejoindre cette tour

    Puisque je reste
    Résigné sans faire un geste
    Silencieux aveugle et sourd
    Laisse vivre mon amour

    Comme une triste étincelle
    Je vis avec elle

    Puisque je tremble
    Les heures où je dois attendre
    Impatiemment ton retour
    Dans le froid de cette tour

    Puisque tu m’aimes
    Dans l’encre de mes poèmes
    Auprès de moi chaque jour
    Laisse vivre mon amour


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Le mur

    L’aube a effacé mes songes
    J’entrouvre les yeux
    La solitude me ronge
    Me rend silencieux

    Ton écho me torture
    Quand il cogne contre le mur


    La longue matinée consume
    La flamme de mes yeux
    Mes pas errants sur le bitume
    Résonnent pour deux

    Ton ombre s’aventure
    Tout près de moi au pied du mur


    Dans le jour blême je cherche
    La pluie dans les yeux
    Une échappatoire une brèche
    Un bout de ciel bleu

    Ton parfum me capture
    Quand je pleure devant le mur


    La nuit enfin me réveille
    Je ferme les yeux
    Quand tout autour de moi sommeille
    Je te retrouve un peu

    Tu guéris mes blessures
    Quand je passe derrière le mur

    Quand je traverse le mur

    Quand je traverse le mur 

    Quand je traverse le mur 


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi              Pour mes 2 nouveaux petits-enfants

    Marius et Matéo

    J’ai fait cette chanson
    Pour deux petits garçons
    Qui depuis qu’ils sont nés
    Habitent mes pensées

    Je n’ai pas eu de peine
    A trouver tous les mots
    Pour dire que je les aime
    Et qu’ils sont les plus beaux

    Je suis très impatient
    De parler avec eux
    Et j’attends le moment
    De partager leurs jeux

    Ils m’appelleront papi
    Grimperont sur mon dos
    Quand ils auront grandi
    Marius et Matéo

    Mais la vie se consume
    Comme un âtre qui fume
    Et les plus beaux plaisirs
    Deviennent souvenirs

    Je garderai toujours
    Blottis dans ma mémoire
    Ces doux moments d’amour
    De bonheur et d’espoir

    J’espère avoir le temps
    De leur dire mes secrets
    D’être leur confident
    Et je n’oublierai jamais

    Qu’ ils m’appelaient papi
    Et grimpaient sur mon dos
    Quand ils étaient petits
    Marius et Matéo


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi               À un ami atteint par cette maladie

     

    Ne me demandez pas mon nom
    Je suis un inconnu
    J’ai la tête dans un ballon
    Qui se perd dans les nues

    Ne me demandez pas mon âge
    Il change tout le temps
    Je ne vois que quelques images
    Sur un grand papier blanc

    J’ai bien vécu
    Presque tout vu
    J’ai beaucoup lu
    Tout entendu
    Mais je ne m’en souviens plus

    Ne me demandez pas pourquoi
    Je ne vous connais plus
    Mes belles amitiés d’autrefois
    Sont à jamais perdues

    Ne me demandez pas de rire
    Je ne sais plus comment
    J’ai oublié tous nos délires
    Mes souvenirs d’enfant

    J’ai bien vécu
    Presque tout vu
    J’ai beaucoup lu
    Tout entendu
    Mais je ne m’en souviens plus

    Ne me demandez pas comment
    Ma raison s’est enfuie
    Vers un nouveau monde trop grand
    Dans un rêve infini

    Ne me demandez pas combien
    Il me reste de jours
    À survivre sans lendemain
    Sans âme et sans amour

    J’ai bien vécu
    Presque tout vu
    J’ai beaucoup lu
    Tout entendu
    Mais je ne m’en souviens plus


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Ma vie à l'envers

    Je vis depuis longtemps
    Heureux d’être grand-père
    J’ai franchi l’océan
    Ne reste que des rivières
    J’espère en l’avenir
    Mais m’accroche au passé
    De nombreux souvenirs
    Encombrent mes pensées

    En moi je garde
    Les reflets d’hier
    Quand je regarde
    Ma vie à l’envers

    J’ai laissé le destin
    Me guider sur ma route
    Parfois j’ai pris le train
    Des erreurs et des doutes
    Mais mon arbre a poussé
    Et recouvert ses branches
    D’amour et d’amitié
    De bonheur et de chance

    En moi je garde
    Les reflets d’hier
    Quand je regarde
    Ma vie à l’envers

    J’avais les cheveux longs
    Guitare en bandoulière
    Je chantais des chansons
    Dans les squares déserts
    Je cherchais le chemin
    Qui traversait mes rêves
    La fille au parfum
    Qui brûlerait mes lèvres

    En moi je garde
    Les reflets d’hier
    Quand je regarde
    Ma vie à l’envers

    Je suis né à Paris
    Dans les années cinquante
    Dans la paix j’ai grandi
    Loin des peurs des tourmentes
    J’étais un gentil garçon
    Entouré de douceur
    Pas le moindre chardon
    Dans mon jardin de fleurs

    En moi je garde
    Les reflets d’hier
    Quand je regarde
    Ma vie à l’envers

    Quand je regarde
    Ma vie à l’envers


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    J'aimerais

    J’aimerais qu’elle me rencontre
    Au coin d’une rue par hasard
    J’aimerais qu’elle fige ma montre
    Sur l’instant du premier regard

    J’aimerais qu’elle se souvienne
    Du moindre de mes souvenirs
    J’aimerais qu’elle me retienne
    Si je décidais de partir

    J’aimerais qu’elle m’aime
    J’aimerais qu’elle m’aime

    J’aimerais qu’elle me réveille
    Au milieu de mes cauchemars
    J’aimerais qu’elle me surveille
    Du petit matin jusqu’au soir

    J’aimerais qu’elle m’emprisonne
    Dans les volutes de ses rêves
    J’aimerais qu’elle me pardonne
    Si je trouve nos nuits trop brèves

    J’aimerais qu’elle m’aime
    J’aimerais qu’elle m’aime

    J’aimerais qu’elle se rappelle
    Du premier pas du premier mot
    J’aimerais qu’elle m’ensorcelle
    Jusqu’à en devenir idiot

    J’aimerais qu’elle me fredonne
    Ses pensées au creux de l’oreille
    J’aimerais qu’elle s’abandonne
    À la lumière de mon soleil

    J’aimerais qu’elle m’aime
    J’aimerais qu’elle m’aime

    J’aimerais qu’elle me réponde
    Si je l’appelais aujourd’hui
    J’aimerais qu’elle prenne une seconde
    Pour me faire un signe de vie

    Si elle ne vit que dans ma tête
    Si elle n’existe que par moi
    J’aimerais que le temps s’arrête
    Et qu’elle se prenne dans mes bras

    J’aimerais qu’elle m’aime
    J’aimerais qu’elle m’aime

     


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Bien souvent je l’ai cherché
    Je pensais l’avoir trouvé
    Dans l’amitié dans l’amour
    Pour toujours

    Je l’ai croisé quelquefois
    Je l’ai serré dans mes bras
    Puis il est parti ailleurs
    Le bonheur

    On ne peut pas l’acheter
    Le séduire l’apprivoiser
    Quand on croit l’avoir saisi
    Il s’enfuit

    S’il se dresse devant moi
    Il me préserve du froid
    Avec sa tendre chaleur
    Le bonheur

    Quand dans mes pensées j’ai peur
    De rencontrer le malheur
    Quand le vide de la nuit
    M’envahit

    Je voudrais en un éclair
    Faire le tour de cette terre
    Et donner à ceux qui pleurent
    Le bonheur

    C’est un oiseau de passage
    Qui se pose sur la plage
    Puis s’envole au gré du vent
    Lentement

    C’est la clé de notre vie
    Un refuge un paradis
    Un monde aux mille couleurs
    Le bonheur

    Faudra-t-il que je l’attende
    Car parfois je me demande
    Si il reviendra un jour
    Pour toujours

    S’il n’est qu’un moment fugace
    Il aura toujours sa place
    Quand il frôlera mon cœur
    Le bonheur

    Il n’est qu’un moment fugace
    Mais aura toujours sa place
    Quand il frôlera mon cœur
    Le bonheur


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Ma ville est morte

    Les maisons qui saignent
    Referment leurs volets
    Et les vieux murs se peignent
    De sombres reflets

    Les hauts donjons de verre
    Qui crèvent le bitume
    Ont massacré la terre
    Ne laissant qu’amertume

    Ma ville est morte
    Ferme ses portes
    Sur mon enfance qui chavire
    Ma ville est morte
    Et elle emporte
    Mes souvenirs

    Les rues qui transpirent
    Recrachent la fumée
    De ces fades navires
    Qui usent les pavés

    Les arbres ne sont plus
    Que des pantins de bois
    Le long des avenues
    Tristes chemins de croix

    Ma ville est morte
    Ouvre ses portes
    Sur le déclin de mon empire
    Ma ville est morte
    Et elle emporte
    Mes souvenirs

    Les joueurs d’accordéon
    Sont bannis des trottoirs
    Peintres et vagabonds
    Ont perdu la mémoire

    Les cafés les bistrots
    Ont effacé l’histoire
    Les couloirs du métro
    Les échos des guitares

    Ma ville est morte
    Et me transporte
    Vers l’imprévisible avenir
    Ma ville est morte
    Et elle emporte
    Mes souvenirs

    Pourquoi chercher sans cesse
    Les traces d’un passé
    Comme une ancienne adresse
    Qu’on aurait oubliée

    Pourquoi se cramponner
    Aux vestiges du temps
    Quand notre destinée
    Reflète le présent

    Ma ville est morte 
    Et peu importe 
    Ce qu’elle n’a pas pu me dire 
    Ma ville est morte 
    Et elle emporte 
    Mes souvenirs 

    Ma ville est morte 
    Et peu importe 
    Ce que je n’ai pas pu lui dire 
    Ma ville est morte 
    Et elle emporte 
    Mes souvenirs 



     


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Tu t'es perdu

    T’as semé des pierres sur la route
    En pensant faire demi-tour
    Quand tes pas deviendraient trop lourds
    Sur ce chemin jonché de doutes

    Avec des cailloux dans tes poches
    T’as traversé des nuits sans fin
    Espérant l’horizon tout proche
    Sans te soucier du lendemain

    Mais quand tes poches furent vides
    Le temps soudain s’est arrêté
    Aux confins d’un futur aride
    Loin de tes rêves inachevés

    Tu t’es perdu
    Tu t’es perdu

    T’as entendu le cri du vent
    Dans les méandres des murailles
    Quand le passé et le présent
    Se livraient une folle bataille

    Au creux de ton arbre magique
    T’as laissé s’égrainer les heures
    Et tes délires nostalgiques
    N’ont fait que museler ta peur

    Quand surgit la réalité
    Tu ne t’es pas senti capable
    De la vivre et de l’affronter
    Telle une épave sur le sable

    Tu t’es perdu
    Tu t’es perdu

    T’as vécu dans un autre monde
    En croyant que c’était le vrai
    En te disant que tout le monde
    Vivrait dans ton jardin secret

    T’as inventé un univers
    Car tu n’aimais pas celui-là
    Tu es l’auteur imaginaire
    D’une histoire qui n’existe pas

    Alors t’as vu la solitude
    Te guetter au coin de la rue
    Alors t’as laissé l’habitude
    Te guider jusqu’à l’inconnu

    Tu t’es perdu
    Tu t’es perdu


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Le temps qui passe

    Le temps qui passe
    Laisse des traces
    Que rien n’efface
    Même les jours

    Un enfant aux cheveux blonds
    La mer la plage
    Quelques notes d’accordéon
    Des belles images

    Le temps qui passe
    Laisse des traces
    Que rien n’efface
    Même les jours

    Un timide petit garçon
    Un sac de billes
    Un’ cour de récréation
    La rue la ville

    Le temps qui passe
    Laisse des traces
    Que rien n’efface
    Même les jours

    Un jeune homme aux cheveux longs
    Une guitare
    Des rêves et des chansons
    Des quais de gare

    Le temps qui passe
    Laisse des traces
    Que rien n’efface
    Même les jours

    Un homme au cœur de chiffon
    Des joies des peines
    Des amours des émotions
    Tout un poème

    Le temps qui passe
    Laisse des traces
    Que rien n’efface
    Même les jours


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Chez moi

    Dans le silence de la nuit
    Je pense à toi et je t’écris
    J’ai noirci une feuille blanche
    Avec les mots de ton absence

    Je t’attendrai je serai là
    Dans quelques jours quand tu viendras
    Chez moi

    Quand tu liras ma courte lettre
    Tu seras déçue peut-être
    Je ne sais pas faire de discours
    Ni des déclarations d’amour

    Je t’attendrai je serai là
    Dans quelques heures quand tu viendras
    Chez moi

    Ne t’égares pas en chemin
    Prends la bonne route le bon train
    Et si tu ne t’es pas perdue
    Tu arriveras dans ma rue

    Je t’attendrai je serai là
    Dans un quart d’heure quand tu viendras
    Chez moi

    Au pied d’une haute maison
    Une lourde porte à l’abandon
    Au fond de la cour un escalier
    Mon appartement au premier

    Je t’attendrai je serai là
    Dans un instant quand tu viendras
    Chez moi

    Je te guette par la fenêtre
    Dans la cour je vois une lettre
    Une tache blanche sur les pavés
    L’adresse a été effacée

    Je t’attendais tu n’es pas là
    Je crois que tu ne viendras pas
    Chez moi
    Je sais que tu ne viendras pas
    Chez moi


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi                       Pour et avec ma petite fille 

    Yvanna

    Versailles vêtu de blanc
    Dans la neige et le vent
    Un matin elle est arrivée
    Petite demoiselle
    Si jolie et si frêle
    Un éclair dans l’obscurité

    Je danse je vole
    Vers le ciel je m’envole
    Au-delà de mes chagrins
    Je danse je vole
    Encore plus loin du sol
    Accrochée à mon destin

    Sa vie est animée
    D’images et de poupées
    Qui tournent comme une farandole
    Son imagination
    Est peuplée de passion
    De musiques et de cabrioles

    Je danse je vole
    Vers le ciel je m’envole
    Au-delà de mes chagrins
    Je danse je vole
    Encore plus loin du sol
    Accrochée à mon destin

    Son corps devient docile
    Dans mes bras immobile
    Elle se repose elle s’abandonne
    Son âme si fragile
    Se promène sur un fil
    Là-haut où les feuilles tourbillonnent

    Je danse je vole
    Vers le ciel je m’envole
    Au-delà de mes chagrins
    Je danse je vole
    Encore plus loin du sol
    Accrochée à mon destin

    Son cœur comblé de joie
    Ignore ne connaît pas
    La mélancolie la tristesse
    Elle s’appelle Yvanna
    Et pour toujours sera
    Ma petite fille ma princesse

    Je danse je vole
    Vers le ciel je m’envole
    Au-delà de mes chagrins
    Je danse je vole
    Encore plus loin du sol
    Accrochée à mon destin


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Bulle de verre

    Une triste barrière
    Une subtile frontière
    Cachent dans la lumière
    L’ombre de leur misère

    Et sans en avoir l’air
    Ils regardent amers
    Leur futur se défaire
    Comme les instants d’hier

    Dans leur tête un désert
    Dans leur corps une pierre
    Dans leur cœur la colère
    Dans leur vie un enfer 
    Dans leur bulle de verre

    Une bouteille à la mer
    S’éloigne de la terre
    Dans l’écume elle se perd
    Loin des embarcadères

    Dans ce monde à l’envers
    Ils dérivent solitaires
    Aucun phare n’éclaire
    Leur sinistre galère

    Dans leur tête un désert
    Dans leur corps une pierre
    Dans leur cœur la colère
    Dans leur vie un enfer 
    Dans leur bulle de verre

    Sur les remparts un lierre
    Serpente à travers
    Le béton et le fer
    S’enroule aux gouttières

    Leur étoile prisonnière
    Des griffes de l’hiver
    Ils marchent à découvert
    Sur des chemins de guerre

    Dans leur tête un désert
    Dans leur corps une pierre
    Dans leur cœur la colère
    Dans leur vie un enfer 
    Dans leur bulle de verre

    Ils ont le regard fier
    Cachant à leur manière
    Au coin de leurs paupières
    Une larme de verre
    Une larme de verre


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Au bout de ma rue

    Je cherche une rue
    Dans la nuit venue
    Un refuge une porte ouverte
    Je cherche un espoir
    Le long des trottoirs
    Dans la ville sombre et déserte

    Je n’ai jamais vu
    Aucune autre issue
    Que l’obscurité des impasses
    Je n’ai jamais vu
    Au bout de ma rue
    Que des silhouettes qui passent

    Je cherche un jardin
    Où le doux refrain
    D’un accordéon fait la fête
    Je cherche un destin
    Les traces d’un train
    Qui roule vers une autre planète

    Je n’ai jamais su
     Que j’avais perdu
    Les empreintes de ma mémoire
    Je n’ai jamais su
    Qu’au bout de ma rue
    C’était achevée notre histoire

    Je cherche un abri
    Les rues de Paris
    Me sont devenues familières
    Je cherche un bonheur
    Qui m’emporte ailleurs
    Loin des tours et des réverbères

    Je n’ai jamais pu
    Figer l’imprévu
    Espérant que le temps s’arrête
    Je n’ai jamais pu
    Quitter cette rue
    Qui se balade dans ma tête

    Je cherche un chemin
    Qui ait une fin
    Comme les chapitres d’un livre
    Je cherche un demain
    Qui me donne enfin
    Une vraie raison de vivre

    Je n’ai jamais cru
    Qu’au bout de ma rue
    Je rejoindrais celle que j’aime
    Je n’y ai jamais cru
    Et j’ai attendu
    Toute ma vie qu’elle revienne
    Toute ma vie qu’elle revienne


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  • Paroles & musique : Michel Pierozzi

    Si c'était un rêve

    On voudrait voyager
    Dans un monde sans fin
    Et sans arrêt marcher
    Prendre tous les chemins
    Atteindre l’horizon
    Contempler l’invisible
    Détruire sa prison
    Poursuivre l’impossible

    Et si c’était un rêve
    Et si c’était un rêve
    Tout ce qu’on a vécu
    Tout ce qu’on a connu
    Et si c’était un rêve
    Et si c’était un rêve
    Tout ce qu’on a voulu
    Tout ce qu’on a perdu

    On voudrait continuer
    Ne pas laisser derrière
    Des choses inachevées
    Ouvrir les barrières
    Puis choisir son destin
    Revivre son enfance
    Ou monter dans le train
    Des fragiles croyances

    Et si c’était un rêve
    Et si c’était un rêve
    Tout ce qu’on a vécu
    Tout ce qu’on a connu
    Et si c’était un rêve
    Et si c’était un rêve
    Tout ce qu’on a voulu
    Tout ce qu’on a perdu

    Enfin on voudrait vivre
    Sans délai sans répit
    Réécrire le livre
    Avant qu’il soit fini
    Défaire le présent
    Refaire le passé
    Mais les marques du temps
    Griffent notre pensée

    Et si c’était un rêve
    Et si c’était un rêve
    Tout ce qu’on a vécu
    Tout ce qu’on a connu
    Et si c’était un rêve
    Et si c’était un rêve
    Tout ce qu’on a voulu
    Tout ce qu’on a perdu


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