• Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi     Avec la voix de Fati

    Naufrage

    L’heure s’écoule et arraisonne
    Toutes les angoisses des matins
    Des songes glacés tourbillonnent
    Et s’éparpillent dans le lointain
    Les utopies se bâillonnent
    Les fantasmes blessés s’en vont
    L’imaginaire s’emprisonne
    Dans d’illusoires horizons
    Les rêves désertent le sommeil
    Et s’exilent vers d’autres pays
    Même les chimères appareillent
    Vers l’immensité de la nuit

    Je recherche en vain ton visage
    Il s’est englouti dans l’oubli
    Car tu as sonné l’hallali
    Quand notre amour a fait naufrage

    Tous les mirages sont déchirés
    Comme un drap qu’on a lacéré
    Comme un oiseau déchiqueté
    Comme une fleur qui se meurt
    Dans les parterres du malheur
    Des sortilèges se sont enfuis
    Et sont dilués dans l’espace
    Tous les désirs se fracassent
    Dans les impasses de l’ennui
    Toutes les alchimies se crevassent
    Et leurs armures et leurs cuirasses
    Se sont transformées en débris

    Je recherche en vain ton visage
    Il s’est englouti dans l’oubli
    Car tu as sonné l’hallali
    Quand notre amour a fait naufrage

    Des regrets aux couleurs de geai
    Forment des ombres sur les mers
    Tous les rires ont quitté la terre
    L’espérance qui appareillait
    S’est écrasée sur des falaises
    Et des abimes se sont creusés
    Où des amours sont enterrés
    Rongés de peurs et de malaises
    Le futur n’est plus conjugué
    Qu’au temps présent ou au passé
    Les certitudes se sont enfuies
    Exorcisées par la folie

    Je recherche en vain ton visage
    Il s’est englouti dans l’oubli
    Car tu as sonné l’hallali
    Quand notre amour a fait naufrage


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Salut l'artiste

     

    Le cirque a fermé sa boutique
    L’orchestre arrêté sa musique
    T’as dompté tes dernières bestioles
    T’as dis tes dernières fariboles

    T’as jonglé tes dernières paroles
    T’as fais tes dernières cabrioles
    T’as enfourché tes derniers ch’vaux
    T’as lancé tes derniers couteaux  

    T’as fais ton dernier numéro
    Ton dernier clown à jeux de mots
    Ta dernière baffe à ton pierrot
    Et ton dernier trompette solo

    Tu vois tu l’as fait la pirouette
    Saute mouton ou chat perché
    Elle va mourir la silhouette
    Du saltimbanque dont j’ai rêvé

    T’as fais ta dernière illusion
    T’as fais ta dernière femme tronc
    T’as fais l’acrobate au balcon
    T’as gratté ton dernier violon

    Tu n’es plus qu’une marionnette
    Dont tous les fils se sont cassés
    Fini le miroir aux alouettes
    Fini ta vie et ton passé

    Le cirque a fermé sa boutique
    Mais je garde ta petite musique
    Celle qui parle seulement aux gens
    Qui ne veulent pas devenir grands

    Tu vois t’as fini la pirouette
    Saute mouton ou chat perché
    Elle est morte la silhouette
    Du saltimbanque dont j’ai rêvé.


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    La désespérance

     

    Comme un lambeau de brume
    Recouvre un ciel d’été
    Et voile sa clarté
    D’un manteau d’amertume

    Comme un rêve englouti
    Au milieu d’un orage
    Et qui vient faire naufrage
    Aux rives de l’ennui

    C’est la désespérance
    Que je chante aujourd’hui
    Il y a tant d’errances
    Qui habillent nos vies

    Comme un voilier perdu
    Dans une mer hostile
    Qui cherche son salut
    Vers une terre d’exil

    Comme le cri d’un oiseau
    Qui transperce la nuit
    Et réveille aussitôt
    Une blessure endormie

    C’est la désespérance
    Que je chante aujourd hui
    Il  y a tant d’errances
    Qui habillent nos vies

    Comme une perle d’eau
    Perdue sur un visage
    Qui ravive l’image
    D’un ultime sanglot

    Comme le vers et la rime
    Qui rappellent soudain
    Cette douleur ultime
    D’un souvenir lointain

    C’est la désespérance
    Que je chante aujourd’hui
    Il y a tant d’errances
    Qui habillent nos vies


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Le pantin

    J'ai perdu ma femme
    Au coin d'une larme
    J'ai perdu mon chien
    Au carrefour d'un chagrin
    J'ai perdu la mémoire
    Au fil de mes déboires
    J'ai perdu l'idéal
    Aux croisées du banal
    J'ai perdu mon temps
    L'heure et la pendule
    Et je reste en suspens
    Vrai pantin ridicule

    La vie articule nos destins
    Comme elle articule les pantins
    Elle tire les ficelles et raffole
    De nous faire jouer les guignols

    J'ai perdu mes chansons
    Mes rimes et mes partitions
    J'ai même perdu la gamme
    De tous mes états d'âme
    J'ai perdu la confiance
    Et mon voilier dérive
    Sur des mers de silence
    Où nul ne peut survivre
    Je suis seul sur la grève
    Sans images et sans rêves
    Et je reste muet
    Vrai pantin désuet

    La vie articule nos destins
    Comme elle articule les pantins
    Elle tire les ficelles et raffole
    De nous faire jouer les guignols

    J'ai perdu mes matins
    Aux rives de l'incertain
    J'ai perdu mon chapeau
    Je ne salue plus personne
    J'ai changé de peau
    J'ai le coeur qui grisonne
    J'ai le regard enfoui.
    J'ai perdu mon visage
    Je suis un travesti
    Bardé de maquillage
    Et je reste sur place
    Vrai pantin qui grimace

    La vie articule nos destins
    Comme elle articule les pantins
    Elle tire les ficelles et raffole
    De nous faire jouer les guignols


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Bonheur éphémère

    La ride meurtrière
    Sur les lourdeurs du fard
    Et l’amour qui se perd
    Aux confins du hasard

    La confiance perturbée
    Par des doutes futiles
    Et la joie dispersée
    Dans des rêves stériles

    L’enfance qui s’estompe
    Aux portes de l’ennui
    Et l’un qui n’est qu’une ombre
    Quand l’autre le trahit

    Nous savons que notre vie entière
    Est balayée de vents contraires
    Mais l’ombre évince la lumière
    Car le bonheur est éphémère
    Et nous fait voir de quel côté
    Les dés du destin vont tomber

    L’innocence perdue
    Telle une guitare brisée
    L’amitié dévolue
    Au musée du passé

    La tendresse qui meurt
    Dans un geste oublié
    Le battement d’un coeur
    Qui n’était qu’inventé

    La liberté qu’on perd
    Lorsqu’ on vous prend la main
    Et le vide du désert
    Quand la solitude vient

    Nous savons que notre vie entière
    Est balayée de vents contraires
    Mais l’ombre évince la lumière
    Car le bonheur est éphémère
    Et nous fait voir de quel côté
    Les dés du destin vont tomber

    Le reflet d’un regard
    Brisé dans un miroir
    La passion inutile
    Dans l’étreinte fébrile

    Le plaisir interdit
    Dans un instant fugace
    L’amertume qui surgit
    Quand le sourire s’efface

    La parole meurtrie
    Aux rides du passé
    Le temps qui amplifie
    L’étreinte déchirée 

    Nous savons que notre vie entière
    Est balayée de vents contraires
    Mais l’ombre évince la lumière
    Car le bonheur est éphémère
    Et nous fait voir de quel côté
    Les dés du destin vont tomber


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Spleen

    La ville s'endort
    Et le ciel se voile
    Il fait froid dehors
    L'hiver se dévoile
    Le vent fait craquer
    Quelques peupliers
    Près de ma maison
    C'est la morte saison

    J'attends nostalgique
    La venue magique
    Du son de tes pas
    J'entends dans l'allée
    Aux pavés gelés
    Leurs bruits cadencés
    Déjà dans tes bras
    Je m'ouvre aux baisers
    Si incandescents
    Qu'ils brûlent mon sang

    Je faisais partie
    De la liturgie
    De nos amours fous
    J'ai parfois envie
    Quelle que soit ta vie
    Que tu penses à nous

    La ville s'endort
    Et l'ombre a tissé
    Le souvenir mort
    D'une vie passée
    Le ciel se déchire
    Selon mes délires
    La magie d'antan
    Est flaque de sang

    Le vent a usé
    Les pavés crevés
    De l'heure va surgir
    De vieux souvenirs
    Je m’y abandonne
    Je n'y trouve plus
    Qu'un rêve monotone
    D'un amant déchu
    Qui s'emprisonne
    En quête d'absolu

    J'ai dû faire partie
    De la liturgie
    De nos amours fous.
    J'ai parfois envie
    Quelle que soit ta vie
    Que tu penses à nous


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Les faussaires

     

    Chacun se falsifie le coeur
    Et s’insurge contre la douleur
    Des serments d’amour éphémères
    Et des ruptures meurtrières
    Alors pour ne pas trop souffrir
    Il vaut mieux se mettre à mentir
    Devenir un vrai comédien
    Dire un texte qui n’est pas le sien
    Devenir un mauvais artiste
    Jouer de tous les artifices
    S’autoriser de faux semblants
    Et de fallacieux sentiments
    Assortis de vaines promesses
    D’actes d’amour et de tendresse
    En se donnant l’apparence
    De la plus totale innocence

    La vie est une comédie
    Une énorme parodie
    Nous sommes chacun des faussaires
    D’étranges joueurs de poker

    Chacun se falsifie le corps
    En s’inventant un maquillage
    Qui doit rajeunir son âge
    Se coiffer en technicolor
    Et, pour autant qu’il ait l’oseille
    Demander le remodelage
    De tout ou partie du visage
    En écoutant les bons conseils
    Les liposucions qui dégraissent
    Les cuisses le ventre et puis les fesses
    La silicone pour seins en ruine
    Qui fait rehausser la poitrine
    Les ajouts de quelques postiches
    Le piercing à chaque orifice
    L’encollage des ongles factices
    L’ajustement de cils de biche

    La vie est une comédie
    Une énorme parodie
    Nous sommes chacun des faussaires
    D’étranges joueurs de poker

    Puis chacun falsifie sa mort
    L'un s'invente l'existence d'un Dieu
    Et s'imagine sans effort
    Un paradis pour vertueux
    Loin des fantasmes de l'enfer
    Et de l’oeil goguenard de Lucifer
    L'autre s'attend avec émotion
    Au moins le temps d'un seul instant
    A vivre une réincarnation
    Ou philosophe sur le néant
    En clamant partout qu'il s'en fout
    Qu'il ne s'attend à rien du tout
    Sinon à savoir qu'un beau jour
    Il trépassera à son tour
    Chacun exorcise sa mort
    Et se prépare un passeport

    La vie est une comédie
    Une énorme parodie
    Nous sommes chacun des faussaires
    D’étranges joueurs de poker


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi           à Jean Ferrat

    Jean

     

    Ce samedi 13 mars
    À Aubenas
    Un homme blessé
    A quitté la terre
    Les vents l'ont emporté
    Vers un autre univers
    La faucheuse se pavane
    Quand d'Antagues-sur-Volane
    Un cri de détresse
    Couvre la France et l'Ardèche
    Le soir vient de tomber
    Et l'on entend trembler
    Comme une supplique
    Ces terres volcaniques
    De forêts et de montagnes
    Des chiens accompagnent
    Revenant de leurs champs
    Quelques paysans
    Dont les têtes courbées
    Dissimulent leurs pleurs
    Cette mort annoncée
    Les habille de douleur
    Ils pleurent comme des enfants
    Le départ de Jean

    Je suis sans paroles
    Pour te dire adieu.
    Ta vie serait parabole
    Si j'étais un dieu

    Sa voix était profonde
    Comme sont les gorges
    Des terres de son pays
    Elle chantait avec force
    Telle une liturgie
    Le futur d'un monde
    Un monde d'utopie
    Il avait cette voix qui gronde
    Quand il était révolté
    Criant comme un écorché
    Sur tout ce qui est immonde
    Mais elle était aussi féconde
    De poèmes qui ne cessent
    De nous parler de tendresse
    De ses moments d'errance
    Des racines de son enfance
    Elle nous disait sa passion
    Pour Louis Aragon
    Et aussi son combat
    Pour Garcia Lorca
    Elle venait toucher l'âme
    Quand il parlait de la femme
    Et chantait avec raison
    Qu'elle est notre horizon

    Je suis sans paroles
    Pour te dire adieu.
    Ta vie serait parabole
    Si j'étais un dieu.


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi 

    Crier que je t'aime

    Mon regard fracturé
    Mon oiseau capturé
    Mon unique liane
    Ma corde et ma savane
    Et mon algue marine
    Ma victime assassine
    Mon épine et ma croix
    Ma guitare et ma voix

    Crier que je t’aime
    Fait surgir tour à tour
    L’ombre de la nuit
    Et la clarté du jour

    Mon phare salutaire
    Mon lieu dit, mon repaire
    Ma rime, mon silence
    Ma prison, ma potence
    Mon rocher, mon argile
    Mon corsaire en partance
    Ma croisière inutile
    Et les dés de ma chance

    Crier que je t’aime
    Fait surgir tour à tour
    L’ombre de la nuit
    Et la clarté du jour

    Mon éclipse de lune
    Mon alpage et ma dune
    Mon parfum de lavande
    Et mon ultime offrande
    Mon voyage interdit
    Mon chant de troubadour
    Mes ombres de la nuit
    Et ma clarté du jour

    Crier que je t’aime
    Fait s’unir tour à tour
    L’ombre de la nuit
    Et la clarté du jour


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi 

    Il voyage

    Il voyage dans sa tête
    Il part cueillir les étoiles
    Auréolées de planètes
    Il se grise de leurs pétales
    Qui viennent parfumer sa vie
    Sa vie qui glisse infinie
    Pareille à des vagues lasses
    Qui s’étirent à marée basse
    Et toutes ces constellations
    Et tous ces nouveaux soleils
    Font reculer l’horizon
    Des nouvelles frontières du ciel
    Comme le fait un musicien
    Il déchiffre un univers
    Dans la partition sans fin
    De ces galaxies solaires

    Le ciel se lève et dévoile la terre
    Un homme rêve et longe une rivière

    Et dans sa tête il voyage
    Sans boussole et sans repères
    Comme un vieux loup solitaire
    Comme un idiot du village
    Dont le regard désarçonne
    Qui délire et déraisonne
    Il n’est qu’un explorateur
    Fouillant un monde intérieur
    Toujours dans sa quête intense
    Avec l’espoir d’exhumer
    Dans toute sa fulgurance
    Un fragment d’éternité
    Pour pouvoir se recueillir
    Se dissoudre et s’endormir
    Sur ce nouveau continent
    Etranger aux lois du temps

    Le ciel se lève et dévoile la terre
    Un homme rêve et longe une rivière

    Et vous les gens du village
    Il vous trouble à chaque instant
    Vous sentez sur son passage
    Un subtil envoûtement
    Sans savoir que ses voyages
    Font partie du paysage
    De ses mondes familiers
    Mais vous n’avez pas pensé
    Malgré sa démarche étrange
    Que cet homme était un ange
    Qui veillait à vos côtés
    Vous ne l’avez pas compris
    Et il a dû vous surprendre
    Lorsque vous avez appris
    Que se sentant rejeté
    Il a préféré se pendre

    Le ciel s’endort et recouvre la terre
    Un homme est mort au bord d’une rivière


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi 

    Illusion

    Au carrefour des illusions
    Sont disparues les chansons
    Il n’y a plus que les pavés
    Qui luisent tristes et délavés
    Par les larmes de l'amertume
    Que vient enlacer la brume

    Dans ma bulle
    Je déambule
    J'ai perdu l'imaginaire
    Mon monde est à l'envers

    Le soleil a déserté
    L'univers de mes passions
    Qui sont parties en charpie
    Mes rêves se sont envolés
    Ils se dispersent et s'en vont
    Vers une autre galaxie

    Dans ma bulle
    Je déambule
    J'ai perdu l'imaginaire
    Mon monde est à l'envers

    L'horizon reste bouché
    Et tous ces nuages sombres
    Viennent m'empêcher de rêver
    (Or)Je ne suis plus qu'une ombre
    Que la voix rauque et cassée
    D'un vieux troubadour blessé

    Dans ma bulle
    Je déambule
    J'ai perdu l'imaginaire
    Mon monde est à l'envers

    Mes fantasmes sont épuisés
    On dit qu'ils sont en exil
    Que leurs barques ont accosté
    Quelque part parmi des iles
    Où les songes sont interdits
    Et les mirages proscrits

    Dans ma bulle
    Je déambule
    J'ai perdu l'imaginaire
    Mon monde est à l'envers

    Le monde est devenu gris
    La vie sombre dans l'ennui
    Comme tout est silence et morne
    Je ne connais plus personne
    Dont seul le regard se perd
    Vers de très lointains mystères

    Dans ma bulle
    Je déambule
    J'ai perdu l'imaginaire
    Mon monde est à l'envers

    Car le temps des déraisons
    A quitté mon univers
    Elles sont parties les chansons
    Les délires et les chimères
    L'utopie et les visions
    Tout est devenu somnifère

    Dans ma bulle
    Je déambule
    J'ai perdu l'imaginaire
    Mon monde est à l'envers


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Esquisses

    Le sanglot d’un vieillard
    La plainte d’un enfant
    Le secret d’un regard
    La lumière d’un chant
    Le rire en débandade
    La ride redoutée
    Le désir en cascade
    La fleur assassinée

    Des images et des sons
    Est-ce un rêve éveillé
    La vie est une chanson
    Dont je n’ai pas la clé

    Le cadran de la montre
    La minute qui fuit
    Le temps d’une rencontre
    La fin d’un manuscrit
    La raison meurtrière
    L’oiselet pris au piège
    L’infâme muselière
    La douceur d’un arpège

    Des images et des sons
    Est-ce un rêve éveillé
    La vie est une chanson
    Dont je n’ai pas la clé

    L’assurance arrogante
    La fête débridée
    La lumière changeante
    La tendresse égarée
    Le masque de la mort
    Les yeux mouillés d’un chien
    L’aile du réconfort
    L’âme d’un musicien.

    Des images et des sons
    Est-ce un rêve éveillé
    La vie est une chanson
    Dont je n’ai pas la clé


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Songes

    Je regarde la mer
    Et déjà je me perds
    Dans le creux de ces vagues
    Qui déferlent sur le sable
    Le temps s'est suspendu
    Accroché aux nuages.
    Mes rêves sont apparus
    Et mon esprit divague
    Le vent est revenu
    Me fouetter le visage
    Je regarde figé
    Le sable s'envoler
    Et venir se poser
    Aux confins de la plage

    Je rêve à la mer
    À tous ses mystères
    Je quitte ses rivages
    Et je pars en voyage


    Je rêve à des navires
    Qui voyagent au long cours
    À des croisières d'amour
    Parfois à des dérives
    De désirs engloutis
    Dans les cales de l'oubli
    Je rêve à des marins
    Qui partent pour la guerre
    Comme on part pour l'amour
    Le coeur en bandoulière
    Je sais que leur aventure
    Les ramènera au port
    Meurtris par les blessures
    Et par l'embrun qui mord

    Je rêve aux marins
    Qui recherchent au loin
    Le triste parcours
    De mes propres amours


    Je rêve à des îles
    Qu'on découvre au hasard
    Et qui servent d'exil
    À tous mes cauchemars
    Et je cherche où se fond
    La ligne d'horizon
    Mais jamais je n'atteins
    Cette ligne sans fin
    Je rêve à des ports
    Où dorment des bateaux
    Tandis que des matelots
    Recherchent au dehors
    Des gestes de tendresse
    Chez de fausses princesses

    Je rêve à des îles
    À des ports inutiles
    À des forteresses
    Qui m'enferment et m'oppressent


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Ma fée espérance

    De ta clé d'or magique
    Tu viens me libérer
    Des prisons encombrées
    De mes nuits nostalgiques
    Quand gémissent mes plaintes
    Tu ouvres le labyrinthe
    Où sont entrelacées
    Les rues tortueuses
    De ma vie cabossée
    D'utopies trompeuses

    Tu es mon fil d'Ariane
    Ma chance ma délivrance
    Mon amante ma femme
    Et ma fée espérance

    Tu libères l'horizon
    Et me rend la raison
    Quand mon coeur s'éparpille
    Et s'effrite en charpie
    Tu chasses mes matins
    Aux contours incertains
    Et tu caches les ombres
    Où quelquefois je sombre
    Lorsque je tourne en rond
    Habillé de questions

    Tu es ma fière gitane
    Mon parfum de Provence
    Mon amante ma femme
    Et ma fée espérance

    Tu éteins l'amertume
    Qui parfois me consume
    Et tu me fais renaitre
    À des futurs nouveaux
    En faisant disparaitre
    La source de mes maux
    Tes yeux d'émeraude
    Sont des vagues chaudes
    Et ma vie s'éveille
    Quand tu ris au soleil

    Tu es mon océane
    Ma brise caressante
    Mon amante ma femme
    Et ma fée espérance


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Aux portes du bonheur

    Là-bas
    La rivière s’écoule
    Et ses flots réguliers
    Très doucement s’enroulent
    Et caressent l’été
    La chanson d’un oiseau
    Traverse le silence
    Et le cours d’un ruisseau
    Modifie sa cadence

    Là-bas
    Le temps est en vacances
    L’horloge batifole
    Et tire sa révérence
    Un rêve cabriole
    La beauté apparaît
    Et entrouvre ses voiles
    Des nuages distraits
    Viennent cacher les étoiles

    Là-bas
    Jaillit déjà
    Issue des profondeurs
    La source du bonheur

    Là-bas
    La minute s’efface
    Et le passé s’éteint
    Une lueur fugace
    Colore les matins
    Le vent souffle et s’étire
    Il chasse les nuages
    La lumière chavire
    Sur la soie d’un corsage

    Là-bas
    Une brise s’enivre
    Aux parfums d’un ailleurs
    Et passe le goût de vivre
    Qui danse sur un cœur
    Un enfant s’extasie
    En rêvant de chimères
    Où des songes scintillent
    Traversés de lumières

    Là-bas
    Jaillit déjà
    Issue des profondeurs
    La source du bonheur

    Là-bas
    La saveur de la nuit
    Se sature de flagrances
    Des rires éblouis
    Se parent de fulgurances
    Le liseré des vagues
    Brode le lit des mers
    L’aube garnit de bagues
    La rosée du désert

    Là-bas
    La tendresse s’avance
    Nimbée sous une ombrelle
    Et les feux-follets dansent
    Sur les ondes du ciel
    Des vestiges d’enfance
    S’habillent d’insouciance
    Et le lit de la chance
    Se drape d’espérance

    Là-bas
    Jaillit déjà
    Issue des profondeurs
    La source du bonheur


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi

    Elle

     Du fond de l'univers
    Elle était apparue
    Telle la messagère
    D'une étoile inconnue
    Et lorsque ses paupières
    S'ouvraient un seul instant
    Surgissait la lumière
    D'un autre firmament
    Elle avait les yeux verts
    Pailletés d'or et d'opale
    Où le monde se perd
    Et les songes s'installent

    Je la regardais sans cesse
    Immobile et muet
    Était-ce la princesse
    Que mes rêves cherchaient 

    Sous ses cheveux fontaine
    Qui tombaient sur ses reins
    Comme torsades de laine
    Qui descendaient sans fin
    Un corsage de lin
    Recouvrait sa poitrine
    On devinait ses seins
    Leur velouté sublime
    Et ses mains avec grâce
    Remodelaient le temps
    En caressant l'espace
    Qui devenait vivant 

    Je la regardais sans cesse
    Immobile et muet
    Était-ce la princesse
    Que mes rêves cherchaient 

    Avec l'allure altière
    La cambrure de ses reins
    Était souple et légère
    Sous sa robe de satin
    Se cachait la magie
    De la source et l'écrin
    D'où vient surgir la vie
    Et ses jambes sans fin
    Comme l'éternité
    Venaient se déposer
    Sur le sable doré
    D'un songe inachevé

    L'image de cette princesse
    N'était qu'allégorie
    Le temps qu'elle disparaisse
    Vers d'autres galaxies


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  • Paroles : André Coucharière       Musique : Michel Pierozzi     Avec la voix de Fati

    Exil

    La minute s'acharne
    Sur l'aiguille du temps
    Qui par à coup incarne
    L'écoulement des ans
    Que deviennent mes printemps
    Et mes songes d'enfant
    Des coquillages errants
    Sur des sables mouvants
    Ou de curieux fantasmes
    Qui errent dans le vent
    J'ai trop longtemps vécu
    Des moments insipides
    En retenant la bride
    De passions révolues
    Pourquoi cette cuirasse
    Qui me bride et m'enlace
    Peux-tu me la détruire
    Et me faire enfin vivre

    Mon espérance perdue
    Je m'exilais de toi
    Tu n'es pas apparue
    Quand ma vie a pris froid

    Tous mes songes sont morts
    Ecrasés sous les pas
    De sordides décors
    Pareils à des gravats
    Je vois dans mon miroir
    La fin d'une histoire
    Remplie de déboires
    Où viennent s'imprimer
    Sillons après sillons
    Des rides entrelacées
    Qui crevassent mon front
    Prends-moi par la main
    Et conduis-moi tranquille
    Sur de nouveaux chemins
    Où l'air qu'on respire
    Est pareil au jasmin
    Où tout peut refleurir
    Au lever du matin

    Mon espérance perdue
    Je m'ouvre enfin à toi
    Te voilà revenue
    Je vais vivre je crois 


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